Overblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Des histoires, de la culture, un peu de tout...

Publicité

Estuaire 2009

On prend les mêmes et on recommence. Après Estuaire 2007, voici la nouvelle édition de la biennale d'art contemporain entre Nantes et Saint-Nazaire : Estuaire 2009. Sur le même principe qu'en 2007, 19 nouvelles oeuvres étaient à découvrir cette année (en plus des 6 oeuvres de 2007 restées pérennes). Nous avons donc consacré au moins 3 week-ends, parfois accompagnés, à nous balader le long de l'estuaire de la Loire pour voir tout ça de nos propres yeux.

Sans Titre, de Vincent Mauger

L'artiste a investi les 1200 m² de la salle d'exposition du Lieu Unique d'une sculpture de bois, formant une sorte de représentation de courbe de surface 3D, dans laquelle on peut pénétrer. Si l'idée est originale et la vision d'ensemble très surprenante, on regrette le rendu des morceaux de bois bruts. Un peu de couleurs ou un travail de surface auraient donné une autre dimension à l'oeuvre.
Nymphéa, d'Ange Leccia

Une fois la nuit tombée, une nymphe venait prendre place dans le Canal Saint-Félix. Un film dans lequel on pouvait voir évoluer Laetitia Casta sous la surface d'une piscine était projeté à la surface du canal, à l'entrée du tunnel. Cette double présence de l'eau, à la fois dans l'image et comme support, créait un effet assez surprenant, donnant vraiment l'impression de voir une femme gigantesque dans les eaux du canal.

La Meute, de Stéphane Thidet



Une des oeuvres que l'on a adoré contempler, même si le côté artistique n'est pas évident au premier regard. Au travers de La Meute, l'artiste a voulu redonner au Château des Ducs de Bretagne son aspect moyenâgeux, en stoppant l'entretien des douves, et surtout en y établissant une meute de 6 jeunes loups ! Ceux-ci n'étaient pas vraiment à leur aise, avec la chaleur de cet été, et le peu d'ombre disponible dans les douves du château, mais c'était toujours un plaisir de faire un détour par le château pour aller au centre ville ! Cette oeuvre était accompagnée d'un recueil de nouvelles, signées par 6 auteurs, dont on pouvait lire des extraits, affalé dans les transats du centre commercial Beaulieu.


L'Absence, par l'Atelier Van Lieshout

Réalisée dans le cadre du 1% artistique de l'ENSAN (Ecole Nationale Supérieure d'Architecture de Nantes), cette oeuvre représente une sorte de masse indéfinie bleue, pouvant servir de bar ou de lieu de discussion pour les étudiants. L'accès à l'intérieur de l'oeuvre était malheureusement fermé lorsque nous sommes allés la voir, mais l'aspect extérieur ne nous a pas donné l'envie d'y retourner.


From Here To Ear, de Céleste Boursier-Mougenot


Une de nos oeuvres préférées ! Les halles du Bouffay ont été transformées en volière géante dans laquelle des guitares électriques font office de perchoirs à une quarantaine de mandarins. Chaque mouvement d'oiseaux sur les cordes des guitares crée un son qui s'estompe en écho. Les visiteurs, en pénétrant dans la volière, font partie intégrante de l'oeuvre par leur déplacement, qui fait s'envoler et se poser les oiseaux, et créer une série de sons aléatoires. Seul bémol : cette oeuvre était bien plus surprenante au débutd'Estuaire qu'à la fin, les mandarins ayant petit à petit niché dans les traverses du toit des halles. Si on pouvait admirer jusqu'à 15 oiseaux par guitare au début de l'exposition, à la fin seuls trois ou quatre venaient se poser sur leurs perchoirs musicaux.


Le Refuge, de Stéphane Thidet

S'il fallait décerner un prix à l'oeuvre la plus absurde, Le Refuge le mériterait ! Installée dans le hall de l'Hôtel de Région, une simple cabane en bois, porte et fenêtres ouvertes, comme pour nous inviter à y rentrer. Certes, le mobilier y est un peu rudimentaire : une table, une chaise, un vase, un miroir. Mais le réel problème, c'est qu'une pluie diluvienne y tombe à l'intérieur ! Après notre première impression du "Wah, c'est génial !", viens le "Mais comment ils font pour faire tomber l'eau...". Bref, l'oeuvre la plus étonnante d'Estuaire !

Le Pendule, de Roman Signer

Prenez un ancien silo rouge du côté de Trentemoult, ajoutez-y un pendule de 7 m de long qui se balance régulièrement, voilà l'oeuvre de Roman Signer. Mais plus que l'oeuvre en elle-même, c'est l'atmosphère qui règne en ces lieux qui nous a interpellés : le panorama sur la Loire et la pointe de l'Ile de Nantes, l'impression que le temps s'est arrêté face à ce bâtiment hors d'usage, et ce pendule qui bat le temps inexorablement.

Serpentine Rouge, de Jimmie Durham

Même si l'oeuvre est sur la rive gauche de la Loire, c'est à Basse-Indre, de l'autre côté de la Loire, que l'on peut l'apercevoir. Une sorte de serpent de 40 m de long, constitué de tuyaux rouges, semble sortir de l'eau et se dresse sur le ponton. Bon, nous n'avons pas trop saisi le côté artistique...
D'Io, de Gino de Dominicis



Et voici le prix de l'oeuvre la plus morbide et la plus décalée ! Mais avant de vous la présenter, il est nécessaire de vous parler un peu du lieu : la chapelle de Bethléem à Saint-Jean de Boiseau. Les chimères de cette chapelle de style gothique, datée du XVème siècle, ont été entièrement restaurées par Jean-Louis Boistel dans les années 1990. Un document iconographique existait pour tous les piliers de la chapelle, sauf un : le pilier de l'inconscient. Le sculpteur a donc laissé libre cours à son imagination pour recréer les trois chimères manquantes, à l'effigie désormais de Gizmo, un Gremlin et Goldorak ! Ajoutez à ces chimères l'installation sonore de Gino de Dominicis, qui vous glace le sang par son rire tonitruant et diabolique.


Villa Cheminée, de Tatzu Nishi

A quelques pas de la centrale EDF de Cordemais se dresse une autre cheminée rouge et blanche de 15 m de haut, à la différence qu'elle ne crache pas de la fumée comme les cheminées voisines mais héberge un petit pavillon à son sommet, petit pavillon que l'on peut d'ailleurs louer pour y passer une nuit ou deux ! Et la vue sur l'estuaire de là-haut est superbe.


I.C.I ! Instant Carnet Island








Le lieu dit Le Carnet à Frossay accueillait un rassemblement de micro-architectures et habitats légers. Il était possible de passer la nuit dans une poire accrochée en haut d'un arbre, dans une boule suspendue, dans un bateau de bois avec vue sur la Loire, dans une fourgonnette ou encore dans un 4x3 publicitaire. Il était possible de les acheter aux enchères, mais celles-ci n'ont pas rencontré un franc succès. Des résidences itinérantes étaient également exposées tels que des valises se transformant en lit, des cages-lits superposés... Un bar-restaurant éphémère y était installé : Le Carnet Gourmand, avec ses énormes tables de bois, et ses immenses chaises de surveillance de plage pour contempler la Loire. Bon, il n'y avait pas beaucoup de choix dans les plats, mais c'était pas mauvais ! Et surtout ça dépanne bien, parce que des restaurants le long de l'estuaire, ça ne court pas les rives !



Le Jardin du Tiers Paysage, de Gilles Clément

L'artiste a décidé d'investir le toit de la base sous-marine de Saint-Nazaire par un immense jardin, dont l'aménagement sera terminé pour Estuaire 2011. Pour le moment, un bois de trembles a été installé dans les chambres d'éclatement des bombes, donnant l'impression de surgir du béton. Rien de palpitant pour l'instant et pour le reste du jardin, il faudra attendre...


The Vertical Works, d'Anthony Mc Call

Une de nos oeuvres préférées, installée au LIFE (Lieu International des Formes Emergentes), dans la base sous-marine de Saint-Nazaire. Après s'être habitués à l'obscurité du lieu, on aperçoit les faisceaux de lumière venant du plafond, formant une sorte de sculpture verticale, telle un tipi, dans lequel le visiteur peut rentrer. L'obscurité de la pièce est tellement intense que l'on a l'impression que le faisceau de lumière forme une toile ou un drap blanc autour de nous. Une oeuvre vraiment fascinante !



Il ne faut pas oublier non plus les oeuvres cinématographiques, qui nous touchent beaucoup moins, mais bon, il paraît que c'est de l'art... (un poisson dans son bocal sur un siège d'avion, ça vous parle ?). On retiendra quand même le film Quarta-Feira de Cinzas / Epilogue, de Rivan Neuen-Schwander & Cao Guimaraes, dans lequel des fourmis s'efforcent de ramener des confettis à leur fourmilière (c'est plein de couleurs, c'est drôle, et on ne saura jamais pourquoi elles font ça !).
Il y aussi celles que nous n'avons pas vues, comme l'exposition Le Sang d'un Poète, du FRAC des Pays de la Loire (fermé lorsqu'on y est passé), ou Leviathan Thot, d'Ernesto Neto au Musée des Beaux-Arts (la seule oeuvre payante... on ne va quand même pas payer l'entrée au Musée des Beaux-Arts pour aller voir une oeuvre d'Estuaire !).


Le Jardin Etoilé

Et toujours visibles, les oeuvres pérennes d'Estuaire 2007 (souvenez-vous !), avec quelques évolutions pour certaines. L'Observatoire, de Tadashi Kawamata, s'est vu agrémenté d'un chemin de bois au-dessus des roselières, reliant l'observatoire au village de Lavau-sur-Loire (il faut même parfois écarter un peu les herbes hautes pour pouvoir passer). Le Jardin Etoilé, de Kinya Maruyama, a été agrandi, faisant notamment place à un potager. Et le voir en été, décoré des dessins des enfants de Paimboeuf, le rend vraiment magnifique.

Le potager
Manches à vent réalisées par les enfants
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
C
Charles, avec un peu de chance, le tuyau est une oeuvre pérenne, tu pourras revenir exprès pour le voir si tu veux !<br /> <br /> La famille Matno, quand on vous dit de "laché vo com's", vous ne faites pas les choses à moitié ! ;)
Répondre
M
euh, je m'as chié dessus
Répondre
A
Je tiens à dire que le dernier commentaire n'a pas été écrit par moi...<br /> Alors, soit c'est mon homme qui m'a piqué ma session soit c'est que vous connaissez plusieurs Amandine.<br /> Affaire à suivre...
Répondre
A
gros coup de coeur pour les gargouilles, c'est vraiement totalement décalé
Répondre
C
le tuyau !!!!!!!!!!!!!!!!!
Répondre