Après un mariage dans les environs de Limoges, nous ne pouvions pas ne pas en profiter pour visiter un peu le Limousin. Donc plutôt que de partir dès le dimanche soir vers notre prochaine destination de vacances, nous nous sommes attardés dans le coin. Et c'est ainsi qu'en fin d'après-midi, le ventre encore bien plein, nous sommes allés découvrir un lieu chargé d'histoire : Oradour-sur-Glane.
Le Centre de la mémoire
Oradour-sur-Glane
Visiter Oradour-sur-Glane juste après un mariage, c'est un peu contradictoire... Alors que nous étions encore d'humeur joviale, apercevoir les ruines du village nous a vite refroidis. Et dire que plus de 600 personnes ont été massacrées par la deuxième division blindée de la Waffen-SS ce 10 juin 1944, les hommes mitraillés puis brûlés, les femmes et les enfants enfermés dans l'église du village, avant d'y être brûlés également. C'est bien silencieux que nous faisons le tour de ce village martyr, dernier témoin du massacre. Malheureusement, nous ne pourrons pas y pénétrer. Le Centre de la mémoire, inauguré en 1999, seul passage entre le nouveau bourg et les ruines du village martyr, a déjà fermé ses portes. Nous nous contenterons du monument à la mémoire des victimes à l'entrée du nouveau bourg, une femme parmi les flammes, sur lequel on peut lire : "Ici des hommes firent à leurs mères et à toutes les femmes la plus grave injure : ils n'épargnèrent pas les enfants". En tout cas, le peu que nous avons vu ne nous a pas laissés indifférents. Mais il faudra que l'on y revienne, un autre jour, pour pouvoir faire l'intégralité de la visite.
Nous quittons Oradour-sur-Glane pour rejoindre Limoges, que l'on visite by night en vue de trouver un petit resto sympa pour la soirée (et les restos le dimanche soir à Limoges, ce n'est pas comme à Nantes... ça ne court pas les rues...). Puis direction Eymoutiers, où nous avons réservé une chambre d'hôtes que Flu avait déjà testée il y a quelques années, la Tour d'Ayen, afin d'y passer enfin une bonne nuit de sommeil.
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Eymoutiers et l'Espace Paul Rebeyrolle Les Grands Paysages, Paul Rebeyrolle | Le lendemain, lever très tôt car nous n'avons que quelques heures à consacrer à la région limousine avant de partir pour notre prochaine destination. Premier arrêt à l'Espace Paul Rebeyrolle, musée dédié à ce peintre français contemporain méconnu, né à Eymoutiers. On peut y admirer une quarantaine d'oeuvres, dont notamment les deux grandes toiles de la série Les Grands Paysages, où s'entremêlent peinture, argile, crins... voire branchages. De près, elles ne ressemblent qu'à un amas de matériaux en tout genre et de coups de pinceaux, mais si on s'éloigne un peu, les oeuvres prennent toute leur ampleur ! Et l'Espace Paul Rebeyrolle a été justement conçu pour permettre au visiteur de prendre ce recul. Certaines oeuvres sont dérangeantes, sanguinolentes et macabres, rappelant un peu Francis Bacon, mais méritent d'être vues. |
| Le lac de Vassivière Nous nous dirigeons ensuite vers le lac de Vassivière, un des plus grands lacs artificiels de France (avec quand même 1000 hectares d'eau...). Et le rivage est tellement dentelé qu'on n'en voit même pas le bout ! Mais le plus intéressant sur ce lac, c'est la petite île à laquelle on accède par une passerelle piétonne. L'île de Vassivière abrite le Centre international d'art et du paysage, que nous n'avons pas visité car Flu en avait gardé un très mauvais souvenir (oeuvres en patafix, photos grossièrement scotchées au mur... pas besoin de gâcher tout ce qu'il y a de beau sur l'île avec ce ramassis de mochetés innommables). Nous nous contenterons donc de l'ascension dans le phare, offrant une vue imprenable, d'une sympathique balade et d'un bon repas au château. | |
Un arrêt bien sympathique au pays des vaches, qui nous a donné envie d'y retourner plus longuement. En attendant, en route pour notre prochaine étape : le Pays Basque !