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Des histoires, de la culture, un peu de tout...

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La petite Géante et le Scaphandrier

Pour l'ouverture d'Estuaire 2009, biennale estivale d'art contemporain entre Nantes et Saint-Nazaire, nous avons eu droit au nouveau spectacle de rue de la compagnie Royal de Luxe : La Petite géante et le Scaphandrier du Titanic. Monique et plusieurs de ses amis nous avaient rejoints sur Nantes pour l'occasion. Voici un petit aperçu de ce que nous avons pu voir des deux géants nantais.


Pour la petite histoire :  tout le monde connaît le célèbre paquebot "Le Titanic", coulé en 1912 pour avoir percuté un iceberg. Mais ce que personne ne sait, c'est que ce paquebot de légende transportait dans ses cales une géante, capturée en Islande par des corsaires anglais et embarquée clandestinement afin de l'exhiber devant la bourgeoisie. Malheureusement, notre géante sombra en même temps que le Titanic, au grand dam de sa famille. Sa fille, la Petite Géante, s'était enfuie sur un bateau le jour de la capture de sa mère. Son frère, le Géant, à l'annonce de la triste nouvelle, parcourut le fond des océans à la recherche de l'épave du Titanic afin d'y enterrer dignement sa soeur, et y découvrit la malle poste du paquebot. Il décide alors de retrouver sa nièce, échouée à Nantes, et de distribuer le courrier aux familles des victimes du Titanic.



Nous avons pris une journée de congés pour assister à l'ouverture du spectacle, le Réveil de la Petite Géante. Son bateau était échoué place Viarme, et nous avons eu droit au réveil, à la douche et shampouinage, à l'habillage en "petite" robe et mise du ciré jaune avant d'embarquer sur le bateau pour parcourir Nantes. Et déjà les premières déceptions... la petite géante et son animation sont certes impressionnantes, mais entendre au micro "dégoupillage de la cheville droite, débranchage de la pompe hydraulique" casse toute la magie... Les lilliputiens (la troupe de Royal de Luxe) qui assistent la géante ne sont pas attentionnés : on a vraiment l'impression qu'ils ont affaire à une machine plutôt qu'à un être "humain" (et vas-y que je te tire la manche ou que je t'enfonce le chapeau, pas de regard affectif, de bisou ou caresse, ce qui enlève toute poésie...). Et pour Céline qui avait déjà assisté à leur dernier spectacle à Nantes, il y a 4 ans, il n'y a pas vraiment de surprise : même géante, même douche, même robe... Espérons que le scaphandrier sera plus surprenant...

 

Il était dit dans les journaux que le Scaphandrier devait sortir vers midi du Canal Saint-Félix (juste en face de chez nous !!). Effectivement, il est bien au rendez-vous, mais avec une nouvelle déception : alors qu'on pouvait s'imaginer le voir apparaître des eaux du canal, escalader la rive ou le pont pour atteindre la terre ferme... celui-ci attend assis, déjà à moitié émergé, qu'une grue vienne le tirer à la verticale du canal vers le pont. Pour la suite, il ne faut pas être trop pressé, le temps d'enlever le mousqueton de la grue et les câbles de sécurité, de rincer la combinaison du scaphandrier, d'attacher les harnais... Et, ohh, enfin quelque chose d'impressionnant : la marche du scaphandrier ! Les lilliputiens donnent vraiment de leur personne pour pouvoir faire marcher le géant.

 

 

Finalement, Royal de Luxe s'est un peu essoufflé sans l'équipe qui crée les Machines. Pas  vraiment de nouveauté, on prend du vieux et on l'améliore un peu... On aurait préféré avoir l'araignée qui s'est baladé à Yokohama. Tout au long du week-end, nous recroiserons le Géant sur l'île Gloriette, la petite géante en soirée en train de danser en face du château, et assisterons à leur départ vers Saint-Nazaire en bateau sur la Loire. Pour le reste de notre week-end, nous avons préféré le passer à visiter l'Ile de Nantes à dos d'éléphant (Flu l'a même fait barrir !) et découvrir les oeuvres d'Estuaire 2009, qui feront l'objet d'un prochain article.
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