Après notre somptueux voyage en Ecosse en 2011, nous hésitions sur notre destination pour 2012... Poursuite du road-trip dans les îles britanniques (Irlande, Pays de Galles...) ? avec les J.O. d'été, il risque d'y avoir du monde... Les pays du sud en plein été sont à exclure pour notre peau à coups de soleil... Pourquoi pas les pays scandinaves ? Conquis par les photos des sites touristiques, nous partons donc en Norvège pour un road-trip de 11 jours !
Le Geirangerfjord
Immense territoire, nous nous sommes limités au sud-ouest : la Norvège des fjords. Entre fjords, montagnes et chutes d'eaux spectaculaires, le patrimoine culturel se limite à quelques grandes villes comme Oslo ou Bergen, et aux seuls témoins du passé qui ont survécu au temps : les églises en bois debout.
Quelques us et coutumes à connaître
- Très peu de B&B (pour nous qui avons l'habitude de ce type d'accueil souvent très chaleureux chez l'habitant, nous étions un peu perdus...), mais beaucoup de camping avec des chalets en campagne, et des auberges de jeunesse en ville. Du coup, la paire de draps est de rigueur dans les valises !
- Les lits norvégiens n'ont pas de couette double. Même mariés depuis des lustres, chacun a sa propre couette une personne !
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- Petit-déjeuner sucré-salé, avec thé, concombre, tomates, pains aux céréales, oeuf, fromage et de délicieuses confitures ! Pas trop de dépaysement par rapport à l'Ecosse !
- A moins d'avoir un porte-monnaie bien rempli (les restaurants sont très chers), nos repas gastronomiques se sont limités à hot-dog, hamburgers et pizza... Surtout que les restaurants ne courent pas les rues hors des villes ! Un soir perdu au milieu de nulle part, nous avons même dû nous contenter de WASA tartinés de tzatziki, achetés dans la seule supérette ouverte à 30 km à la ronde...
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- Fraises, cerises, framboises... les barquettes de fruits fraîchement cueillis jalonnent les routes, difficile de résister ! ça donne bonne conscience après nos repas pas très équilibrés.
- La mal-bouffe a quand même du bon : une des spécialités locales est le softis, une énorme crème glacée roulée dans des toppings (poudre chocolatée, éclats de noisettes, vermicelles multicolores...). Et on en trouve vraiment partout, même dans les stations service !
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- Paysage montagneux oblige, la route est souvent sous tunnel (un peu sombre pour les photos, le plus long faisant 25 km) ou sur ferry (un peu cher et à horaires pas si réguliers que ça). Du coup, il faut souvent grimper et redescendre une montagne par des routes à lacets, ou faire le tour complet d'un fjord. Cela prend un peu plus de temps que prévu, mais on en prend plein la vue.
- Côté météo, on navigue entre 8°C et 18°C en été selon l'altitude (perdre 10°C le temps de monter au sommet, ça surprend).
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- Que ramener en souvenir ? si on retire les magnifiques pulls tricotés hors de prix, il reste... des trolls ! Par contre, ils ont des boutiques de décorations de Noël ouvertes toute l'année !
- La nature est reine en Norvège. Du coup, le droit de propriété du sol n'existe pas (pas de clôture autour des terrains) et le camping sauvage est autorisé suffisamment loin des habitations. Par respect pour la nature, beaucoup de constructions sont en bois, laissant peu de traces de vie humaine pour les générations futures.
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- Le climat et la faible densité de population en campagne n'aidant pas, les Norvégiens sont plutôt casaniers et préfèrent la vie de famille aux sorties nocturnes (bars, restos...). Habitués à être seuls sur la route, ils ont tendance à conduire vite et mal, et ne savent pas dire merci, tout le contraire de l'Ecosse ! Cependant, ils sont très chaleureux lorsqu'ils accueillent des hôtes chez eux.
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Une grosse déception : les sites du tourisme de croisière... Se retrouver dans une petite vallée encaissée avec deux paquebots de croisière amarrés dans le fjord, on est vite à l'étroit : fil d'attente sans nom sur les sites exceptionnels en journée et ville déserte avec 2 pauvres restaurants ouverts en soirée... Mais à moins d'étudier les escales de l'ensemble des croisiéristes, difficile de faire autrement. Et le pire de tout : se faire berner par un site dit "touristique" juste parce qu'il est capable d'accueillir un paquebot, et se retrouver à ne pas savoir quoi visiter à moins de débourser une fortune.
Au sommet de Dalsnibba
En conclusion, des paysages vraiment magnifiques, une sensation agréable d'être seuls face à la nature, mais on préfère la chaleur humaine des îles britanniques.
On vous laisse découvrir tout ça dans les articles qui vont suivre...
Notre parcours : pas moins de 2500 km, sans compter les allers-retours