Des histoires, de la culture, un peu de tout...

| Mais avant toute visite, le camping... Décidés à tester le camping sous la toile de tente, nous ne pouvions pas réserver à l'avance. Nous voilà donc à Saint-Pée-sur-Nivelle, à l'entrée du premier camping que nous avions repéré. Il ne reste plus beaucoup de places, contrairement à ce qu'on nous avait dit, mais suffisamment tout de même pour planter une tente ! Nous passons donc à la deuxième épreuve : monter la tente... et bien mine de rien, nous ne sommes pas si nuls que ça (on sent les années d'expérience de Céline en centre aéré...) ! Troisième épreuve de la soirée : visiter le camping... et là ça se gâte... si le camping possède 3 étoiles, c'est sûrement pour la piscine, l'ombre des arbres, les croissants le matin, la paëlla le soir... mais surtout pas pour les sanitaires ! C'est sale, l'eau stagne et celui qui aurait une grosse envie n'a pas intérêt à être pressé ! Bon... bah... il faudra faire avec... Dernière épreuve : trouver un resto... et nous voilà en montagne, sous une pluie torrentielle, à chercher un petit resto pas trop cher... On trouve finalement une pizzeria bien sympa qui fait aussi des spécialités basques ! Nous aurons bien mérité notre nuit de sommeil ! | Flu devant notre bordel |
La Rhune On décide de commencer fort pour notre première journée : randonnée à la Rhune ! Depuis le temps que Céline rêve de gravir cette montagne à pied plutôt qu'en petit train à crémaillère... On part donc en fin de matinée vers le col de Saint-Ignace, lieu de départ du petit train et du traditionnel sentier de randonnée. Mais le nombre important de touristes (au point qu'il n'y avait plus aucune place sur le parking) va modifier un peu notre programme, et c'est finalement du centre ville d'Ascain que nous démarrerons la randonnée, avec les quelques courageux qui n'hésitent pas à emprunter un sentier plus long pour être un peu au calme. Et c'est parti pour 3 heures de montée, sous le soleil, au coeur des Pyrénées, croisant forêt de pins, sources, sons de cloches, abris de berger et pottoks. Les derniers mètres sont les plus durs, mais la vue sur la côte basque au sommet (à 905 m) est magnifique ! Et après avoir avalé quelques spécialités locales, nous entamons notre descente, plus rapide mais non moins difficile, surtout pour Flu : la semelle de ses chaussures de rando s'est décollée durant l'ascension, et il ne s'en rend compte qu'à quelques minutes de la fin... Nous avons donc terminé la journée au Decathlon du B.A.B (Bayonne-Anglet-Biarritz)... Du coup, nous en avons profité pour visiter la côte basque by night, de Anglet à Saint-Jean-de-Luz, en passant bien sûr à côté des plages friquées et des casinos de Biarritz. |
| Bilbao Pour notre deuxième journée, direction l'Espagne ! Le temps est un peu couvert, idéal pour visiter des musées. Et c'est dans le Guggenheim de Bilbao que nous passons la matinée, l'occasion de découvrir l'artiste chinois Cai Guo-Qiang et ses magnifiques oeuvres qu'il réalise avec de la poudre et des explosifs. Pour ceux qui n'ont jamais entendu parlé de cet artiste, c'est lui qui a réalisé la mise en scène des feux d'artifice lors de la cérémonie d'ouverture des J.O. 2008 à Pékin. De toute façon, rien que l'architecture du musée vaut le détour ! | |
Lekeitio | Comme le ciel s'est dégagé, nous en profitons pour rentrer en longeant la côte basque espagnole. Les paysages sont magnifiques, mais pas question de s'attarder dans les villages... entre les affiches pour la libération des prisonniers basques et les tags de l'E.T.A., tout cela n'est pas très accueillant... Néanmoins quelques plages sont encore très touristiques, et nous choisissons de nous arrêter sur la plage de Lekeitio, le souvenir le plus agréable qu'a gardé Flu de son stage de deuxième année. C'est vrai que cette petite baie à l'embouchure de la Lea, avec en son centre, l'île de San Nicolas, à laquelle on accède depuis la plage à marée basse par un petit chemin de pierre, est vraiment charmante. |
| Les grottes d'Isturitz et d'Oxocelhaya Pas de randonnée aujourd'hui... Flu a encore quelques courbatures de la rando de la Rhune. Ce sera donc ballade en voiture pour découvrir tous les meilleurs souvenirs de Céline. Et on commence par les plus belles grottes de la région : les grottes d'Isturitz et d'Oxocelhaya. En quelques années, les concrétions calcaires n'ont pas vraiment le temps de changer d'aspect, mais (re)visiter ces deux grottes est un réel plaisir : stalactites, stalagmites, drapées... les concrétions calcaires sont tellement riches qu'on y devine des personnages, des chutes d'eau... Ces grottes ont également servi d'abri à l'homme de Néandertal ou de Cro-magnon, y laissant outils, empreintes, peintures, gravures... Il paraît même qu'il y aurait une troisième grotte, juste en dessous... Bref, un bonheur pour les yeux ! |
| Saint-Jean-Pied-de-Port Nous nous rendons ensuite à Saint-Jean-Pied-de-Port, petite ville typique de la Basse Navarre, traversée par la Nive et son affluent, le Laurhibar. Avec la bonne surprise d'y découvrir un marché du terroir ! De quoi nous satisfaire pour le déjeuner ! Nous parcourons les ruelles pavées et montantes de cette ville-étape des pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle (que l'on reconnaît à leur coquille Saint-Jacques attachée au sac à dos) jusqu'à atteindre la citadelle à la mode Vauban qui surplombe la ville. Un dernier arrêt dans un magasin d'espadrilles pour Céline avant de reprendre la route. | |
Le Pas de Roland | Après s'être arrêtés à Itxassou pour acheter un pot de sa célèbre confiture de cerises noires, nous remontons la Nive jusqu'au non moins célèbre rocher percé : le Pas de Roland. La légende raconte que Roland, bloqué par les rochers, y aurait creusé une brèche avec son épée Durandal, afin d'échapper aux armées ennemies à ses trousses. Malheureusement, vous connaissez la suite : arrivés au Col de Ronceveaux, Roland et sa garde seront pris en embuscade. Il aura juste le temps de sonner du cor et de briser sa chère épée avant de mourir. Mais revenons au Pas de Roland. Il paraît qu'en regardant bien, Roland aurait même laissé l'empreinte de sa botte au passage... Bon, pas facile à distinguer... En tout cas, cette petite balade le long de la Nive vaut le détour ! Entre les flancs abrupts de montagne, le bruit reposant de l'eau, c'est vraiment magnifique, et on a même eu droit à une démonstration de rafting ! |
| Espelette Et pour finir notre journée découverte en voiture, un dernier arrêt à Espelette, village typique du Pays Basque, réputé pour son piment. Pourquoi Espelette ? D'abord parce que les façades des maisons tapissées de piments rouges méritent d'être vues au moins une fois ! Aussi parce que les restaurants de cuisine traditionnelle au piment d'Espelette fourmillent, ce soir on a décidé de se faire plaisir ! Et une dernière raison : une groupe de danse folklorique basque doit donner une représentation sur le fronton, ça peut être sympa (ou drôle, à voir...). Donc après les pauses photos, l'axoa au piment d'Espelette, direction le fronton... où il n'y a personne. La représentation est annulée. Heureusement, Céline a toujours le petit guide des manifestations en poche (au grand dam de Flu...), et une autre représentation doit avoir lieu à Ascain ! | |
Le Col d'Ibardin Déjà le dernier jour... snif... Mais on ne peut pas quitter le Pays Basque sans ramener quelques souvenirs gastronomiques : direction le col d'Ibardin ! Mais avant de nous plonger dans la multitude de ventas, une petite randonnée pour nous remettre en jambes. Et d'expérience, Céline connaît un sentier sympa qui relie le col d'Ibardin à un barrage, offrant un superbe point de vue sur la retenue d'eau. C'est aussi un endroit apprécié par les pottoks, qui viennent s'y rafraîchir et s'y reposer à l'ombre des arbres. Si l'aller est bien balisé, le retour l'est un peu moins... et nous sommes un peu partis à l'aventure en essayant de longer le lac... l'important, c'est qu'on soit revenu jusqu'aux ventas ! Et c'est parti pour la chasse aux prix les plus bas : jambon, fromage de brebis, parfum, biscuits espagnols, porto, apéritif anisé... bref, de quoi bien remplir le coffre de la voiture ! |
Des pottoks !